La chose la plus importante que j'ai apprise depuis 10 ans, c'est Liza Galopin qui me l'a transmise…
Quelques explications ?
Liza Galopin n'est pas une prof, pas une amie, pas une parente.
Elle ne dispense pas des préceptes à tout vent, elle n'est pas une prophète en son pays, ni même une prof en hérésie.
Liza bosse à La Dministration de mon ancienne école de commerce, à Reims.
Elle est chargée des Relations Entreprises mais aussi des Relations Menées à Terme.
Le Galopinisme est une conception de l'existence, une philosophie hédoniste et volontaire, animée par un esprit audacieux et indépendant qui se manifeste chez Mme Galopin au travers de... sa
MG.
En effet, vivre à Reims et rouler en cabriolet peut paraître inconcevable et saugrenu.
Mais n'est ce pas là, au contraire, le triomphe d'une pensée insouciante ?
Affirmons-le : c'est la victoire d'un esprit qui se rie des vicissitudes de l'existence,
un esprit conquérant et indépendant qui se moque du hasard et qui agit pour son plaisir sans penser aux cassandres qui balladent leur rigorisme stérile quant aux petits plaisirs de la vie...
Eh oui.
A Reims, au vu de la météo, particulièrement hasardeuse, rouler en cabriolet c'est faire preuve d'un esprit entreprenant et intrépide, hardi et courageux. C'est un acte politique fort qu'on envoie
aux esprits rabats joie et par trop pusillanimes. C'est faire preuve d'un optimisme, véhément et combattif, démontrer de son amour de la vie, de sa croyance en… des jours meilleurs.
Mieux.
Rouler en cabriolet c'est ouvrir les yeux chaque matin avec un espoir qui vous taquine les mirettes et vous laisse le souffle court… Un suspense haletant avant ce lever de rideau qu'est
l'ouverture du volet et le regard vers le ciel. C'est ça aussi le Galopinisme : être attentif à son environnement, guetter à chaque instant le petit rayon de soleil dans son existence et ouvrir son
cabriolet pour en profiter pleinement. Vivre au grand air, épris de liberté, et ne pas rester confiné dans les limites étriquées d'un habitacle exigu. Quelle leçon de vie nous avons là ! (les
esprits rigoureux, dégoutés par cette comparaison implicite et par mon enthousiasme sont priés de remballer leurs regards condescendants et leurs soupirs résignés)
Conclusion ?
Il est certain qu'en venant de Paris, par l'autoroute A4, le réchauffement climatique a du manquer de monnaie à la barrière de péage de Dormans parce qu'il n'est toujours pas arrivé. Du coup,
il fait toujours aussi froid à Reims Town.
Mais s'il n'y avait que Reims...
A l'Ouest, rien de nouveau.
Le printemps est là mais il est bien caché.
Dans qq semaines, on verra de nouveau le soleil caresser nos mirettes, à la terrasse des cafés. De fait, je pense que je vais continuer à soupirer lorsque, assis dans mes bus, mes metros, mes RER,
je jetterai un oeil sur le traffic et que je verrai des gens, sclérosés, dans leurs cabriolets, fermés. Sous le Soleil...
Pour autant, dans un mois dans un an,
comment souffrirons-nous, Seigneur, que tant de mers me séparent de vous j'aurai le sourire lorsque je
croiserai Liza Galopin, un sourire qu'elle ne comprendra certainement pas, mais un sourire pour la remercier. Parce que l'imaginer dans son cabriolet ça m'apporte un peu de chaleur. Une raison
d'esperer. De continuer à faire des efforts. Elle ne saura jamais à quel point elle est un symbole pour un ancien étudiant à l'ouest qui n'a toujours pas compris la réalité sociale et l'art d'être
dans les petites cases qui rassurent ses concitoyens.
Je vous quitte sur cette réalité essentielle qui guide l'action de toute personne un peu entreprenante et que les propriétaires de cabriolet ont nécessairement exprimé un jour :
Il faut mieux avoir des remords que des regrets.