Bien sûr, certains vont hurler au prosélytisme et aller voir ailleurs si j'y suis. Mais le prosélytisme, c'est la ferveur et la fougue, une émotion teintée de générosité, une envie de partager un truc qui nous prend les tripes et qu'on ne peut pas expliquer, qu'on ne veut surtout pas expliquer mais propager, à tous vents. Tel un prophète en sons jolis, tel un p'tit avion qui s'élance, pour aller haut d'là des nuages, là où le ciel est toujours bleu, emportant avec lui des voyageurs, curieux, pour une évasion, sublime.



Car Triphase c'est un peu beaucoup passionnément, celà.
Une évasion sublime, une liberté portée aux nues,
Une pureté et une simplicité dans chaque mouvement,
Des virages pris, avec douceur et élégance, avec une intensité incroyable et un allant, envoutants. En suspension. Pour nous emmener vers un nouveau coin de ciel avec une nouvelle lumière.

Anne Pacéo, la batteuse, arrive à sortir des sons fascinants, de petites bulles emportées par le vent de la contrebasse jusqu'au piano, complices. On est bercé et entrainé, à tel point qu'on en oublie totalement les 3 spectateurs blaireaux qui se croient au café du commerce et qui déblatèrent à coté. On s'en voudrait presque de leur porter attention et on se concentre… Non, même pas. Pas besoin. Le trio est tellement présent qu'on est emmené, de nouveau, sans efforts. En quelques secondes, là bas…

Tiens, voila que les rôles sont échangés. Mais étaient-ils vraiment attribués ?
Le piano se fait accompagnateur quand la batterie n'est que mélodie ; tout en délicatesse et en retenue, toute en suggestions, émotion contenue ; comme un point virgule dans une phrase, petit lien essentiel entre deux propositions pour l'équilibre de cette phase qui ne manque pas d'air. Qui n'est que souplesse et mouvement, harmonieux .

La musicienne nous fait planer, toute en douceur.
Elle effleure par ici, elle tapote par là, elle caresse ainsi, et elle donne le la.
L'intensité monte, progressivement, les trois musiciens ne font bientôt plus qu'un et c'est peut être ça, aussi, qui est admirable chez Triphase. Il n'y a pas de leader, pas de solos de temps à autres mais un esprit commun et un allant, une cohérence et un mouvement qui nous font lever le front et les sourcils, bouche ouverte,  comme pour laisser la colonne d'air se libérer, totalement, complètement, sans retenue, avec sérénité, dans un souffle.

Il y a certainement une vanité à essayer de transmettre une part des émotions reçues, à croire qu'on va trouver les mots pour donner envie alors que le propos va dénaturer l'essence même du moment. La magie, ca ne s'explique pas.

3 musiciens s'en vont et s'accompagnent…

Dans un élan qui nous emporte,
Comme une pause, une transition,
Un peu comme une respiration.
                                                           Triphase ? Un nom bien choisi…

Les concerts à venir, sur cette page.
Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /2009 01:30
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Edito

 

Martche, Two sah'zeunde tène,

- Une réflexion qui monopolise encore toute mon attention :
la Lettre aux Rêveurs Impénitents
- Au Nom de la Prose qui suit son cours

- Et sinon,

Honorables recruteurs,

égarés en ces lieux,
je cherche un emploi et
Mon CV vous tend les bras !


Mais encore...

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