Regardez-moi...

J'ai un job magnifique.
Ce boulot, c'est une invitation de tous les instants,
A penser aux sujets qui me préoccupent,
Et déguiser mes sentiments au plus profond de mon être,
Dans une hypocrisie de façade qui fait ma raison d'être.
Statue vivante,
Habillé de toile, maquillé de blanc, silencieux et pensif : c'est ainsi que j'existe, sereinement.

http://www.worldgateentertainment.com/statue%2023.jpg

J'ai un job super, une invitation de tous les instants,
À penser aux sujets qui me préoccupent et à rester stoïque face aux atermoiements.
Certes, je pourrais être plus expansif mais le sourire et les pleurs sont par nature éphémères et moi je suis éternelle : une statue ne peut exprimer de sentiment intense.

Regardez mieux...

Je suis un miroir et les gens qui viennent me voir cherchent en moi le reflet du vide de leur existence. Les passants cherchent sur ma robe de pierre une certitude, une essence et c'est donc en pleine figure que la statue leur renvoie leur statut,
Avec décence.

Ils me regardent donc et ils cherchent en moi une vérité. Comme si le temps s'était arrêté et que je leur offrais, avec ma placidité, un réconfort vis à vis de leurs inquiétudes. Ils me regardent, ils me contemplent et  ils sont malheureux quand je cligne des yeux : leur réalité n'est plus aussi absolue et figée…

Quant aux enfants…

A travers mon job de statue ce sont des générations d'enfants qui se retrouvent.
Car on a tous joué un jour à :
"on aurait dit que tu s'rais…".
D'ailleurs, parfois, certains s'arrêtent devant moi, fascinés…
Et là, s'ils sont seuls, je triche : je leur fais un petit clin d'œil. Ils sourient mais leurs mamans les entrainent vers le Monoprix, sans même me voir ou me jeter un coup d'œil.

-          Maman la statue elle m'a fait un clin d'œil !
-          Mais bien sûr…  

Etre une statue humaine, c'est ça aussi : apporter un peu de surréalisme dans la vie des gens l'espace d'un instant, fugace et fascinant…

La Statue Humaine,
Une animation à soutenir,
Un moment pour réfléchir
Tous les dimanches après midi sur la Place de la Contrescarpe.
Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /2010 16:05
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Edito

Djoune, Two sah'zeunde tène,

- Une réflexion qui monopolise encore toute mon attention :
la Lettre aux Rêveurs Impénitents
- Au Nom de la Prose, en sommeil pour 6 mois.

Pour me contacter par mail, c'est par ici.

Mais encore...

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