C'est un message que j'ai reçu il y a qq temps et qui manifeste peut-être d'un questionnement implicite chez mes camarades... Non, l'identité de ce camarade ne sera pas
dévoilée.

Finance ou Lettres, je trouve tout ça bien chiant parfois, et en même temps j'y trouve un intérêt certain.
Je sais, ça relève de la pathologie, mais ça empêche d'être triste au travail (si toutefois ça compte).
Mes collègues actuels regardent les markéteux de très haut.
Je trouve ça drôle car ce sont les premiers à se plaindre de leur manque de vacances.
Les marketeux trouvent mes collègues chiants. En même temps ils ne les connaissent pas.
Je trouve ça amusant.
Mon prof de Lettres me dit que dès qu'on entre en entreprise, seul compte le pognon et que selon lui, je ne suis pas fait pour ça.
Ca me fait sourire.
Mes amis d'enfance, garagistes, carrossiers, aux abattoirs ou éducateurs spécialisés, me demandent juste si les meufs de Paname elles sont bonnes t'as vu.
J'aime bien.
Tu vois PO, j'admire ceux qui font ce qu'ils aiment, et ne voient que ça.
Je suis désolé pour ceux qui aiment quelque chose qui ne rapporte pas assez de dollars et se forcent à emprunter un chemin qui n'est pas le leur. Ceci dit, ils aiment quelque chose, eux.
Mes amis d'enfance ne savent pas, eux non plus, ce qu'ils aimeraient faire ou avoir fait. Ils se contentent de survivre. Peut-être que c'est notre milieu qui fait ça ! Grandir avec des parents (ou
pas) qui n'ont rien accompli, au milieu de camarades dans la même situation, ça évite la frustration de l'échec et conforte l'idée que seule compte la santé. Et l'alcool.
Je m'égare !
Je te souhaite du courage dans tes recherches. D'ailleurs quelles sont elles? Si je peux aider...
A bientôt !
Samedi 26 décembre 2009
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15:52
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que Fernando Pessoa a passé sa vie réfléchir sur l'inutilité de ce qu'il faisait, et à se demander ce qu'est le talent.
qu'il y a des gens que les petits bonheurs de la vie ne touchent plus, parce qu'ils ont un coeur et une âme trop pure.
qu'il y a des gens qui se contentent d'être manutentionnaires et qui sont heureux ainsi.
qu'il y a des gens qui se marient à 20 ans, ont 2 enfants en 2 ans et demie, gagnent l'équivalent d'un SMIC chacun, mais ont la sensation d'avoir réussi leur vie.
qu'il y a des gens qui font 10 ans d'études et finissent paumés. Ou peut-être sont-ils paumé depuis le début, en fait.
qu'il y a des gens de toute sorte, et que, peut-être, ce que chacun cherche, c'est être heureux, avec ou sans argent.
Ce qu'a écrit ton ami est tellement juste, et je vous souhaite à tous les deux, beaucoup de bonheur.
D'une Etudiante en Lettre, amoureuse du Japon, et qui a échoué à Sup de Co' Reims...