Nouvelle écrite au printemps 2005,

après quelques mois  à Reims,
entre deux electifs passionants du tout,
pour un concours de nouvelles où il fallait glisser les mots "le sourire de l'ange" (PHB represent...). Comme on ne pouvait donner qu'un texte par personne et que j'avais un autre texte à proposer, c'est un ami prete-nom qui l'a envoyé.
Aujourd'hui, je la trouve bavarde et balourde. Tous vos commentaires sont les bienvenus.

Nota Bene : si cette nouvelle a été écrite en pensant à un autre camarade, brillant et discret,  policé et rigoureux, le discours tenu par le heros est "du P-O tout craché"... C'est bien la raison pour laquelle la formule de convenance est des plus pertinentes : toute ressemblance avec une personne existante ou ayant existée serait fortuite.


 
 

 

 

 

                                                                                               
Monsieur le Procureur,

Je vous fais une lettre que vous lirez entièrement, même si vous n'avez pas le temps.
Je vous fais une lettre qui va vous donner matière à réfléchir et peut-être vous convertir.
C'est une missive bien trop présente, une petite explication qui va vous permettre de sauver vos dévoués juges d'instructions. Tout du moins ceux qui doivent patauger, bien embêtés par quelques affaires pour le moins bizarres.

De grâce, ne me prenez pas pour un farceur vaniteux, un fanfaron hableur. Je ne cherche pas l'esbroufe, je ne cherche pas à vous épater…Vous avez d'autres chats à fouetter et j'ai trop de respect pour votre fonction pour vous faire perdre votre temps. Ce ne sont pas des bêtises que je m'en vais vous raconter : c'est la vérité.

Ma vérité,

Comme l'écrivent parfois les éditeurs avides sur les bandeaux rouges des livres de supermarché pour attirer le chalan. Mais oui, vous savez, ces livres racoleurs écrits par des auteurs aux mains propres et disposés en piles compactes sur le passage des ménagères placides.
 
Ma Vérité…

Mais quelle vérité me direz-vous ?

Vous êtes bien impatient, Monsieur le Procureur...Lisez-moi, docilement, sans vous rebeller face à cette exigence de rigueur. Oui, prenez votre temps, installez-vous confortablement. Je vous garantis que vous ne serez pas déçu. J'ai énormément de choses à vous raconter. Vous allez voir, c'est une drôle d'histoire... Une histoire avec un ange, des démons et un apôtre. Non, ne froncez pas les sourcils, vous allez comprendre...

D'ailleurs laissez moi commencer mon propos, laissez-moi commencer par la chose la plus importante à mes yeux.

Mon amoureuse est une handballeuse.

Je suis vraiment confus, Monsieur le Procureur. Je sais que cette information doit vous décontenancer : comme ça, à première vue, cela peut vous paraître insignifiant. Mais laissez-moi continuer et gardez vos récriminations pour plus tard. S'il vous plait.

Mon amoureuse est une handballeuse.

Je vous l'ai déjà dit mais c'est important alors j'insiste.
Mon amoureuse est une meneuse, une fille qui va au contact, une femme qui prend des coups et qui se bat. C'est une équipière qui ne laisse rien passer, qui bondit sur chaque balle et qui s'envole sur chaque tir. Sur le terrain, elle en veut ! Elle est partout ! Efficace, véloce, survoltée… Franchement, Monsieur le Procureur,  dans ces moments là, il ne faut pas croiser son regard. On y lit de la pugnacité, de l'envie, une fièvre… Ah oui, vraiment, mon amoureuse n'est pas une petite joueuse.

Et c'est pour ça que je l'aime.

Elle ne pleurniche pas, elle serre les dents, elle y va.
Elle assume les bleus, elle assume les fautes, elle repart au combat…
Et moi je suis là pour lui faire des câlins quand elle sort du terrain.
Parce que mon amoureuse est peut-être une handballeuse mais ce n'est pas une camionneuse.
Eh oui.
De fait, mon amoureuse est une femme, tout simplement. Elle a aussi besoin de tendresse et de compréhension, d'amour et d'attention. C'est un ange, délicat et sensuel, éthéré et flamboyant. C'est un ange au sourire renversant. Un ange qui aurait la démarche gracile d'une déesse tombée sur Terre. Un ange avec un sacré caractère, tout de même... Lorsque l'envie de l'enlacer me prend, elle râle... Pour le principe. Mais il suffit que je la lâche, avec un petit sourire narquois, pour qu'elle exige que je la reprenne dans mes bras. Ah ça oui, je ne vous le fais pas dire : mon amoureuse est parfois une emmerdeuse…

Et puis mon amoureuse est morte.
Ce matin.
En sortant du bus.
Fauchée par un camion qui ne s'est pas arrêté.
La Lâcheté écrasant le Courage.
Comme on dit dans les romans, c'est là que tout a basculé…

Je suis allé sur le boulevard Pecuchet et j'y ai acheté une arme à un petit trafiquant. Oh, pas un gros calibre. Voyez-vous, je ne suis pas très costaud. J'ai choisi un petit automatique avec quelques chargeurs. Le vendeur m'a dit qu'il fallait que je fasse attention. Je me rappelle très bien de ses mots : "Fais gaffe, c'est très facile de tuer quelqu'un avec ça".
Et vous savez quoi ?
J'ai reculé de 2 mètres et je lui ai placé un "pruneau" en pleine tête.
C'est vrai que c'est facile.
Franchement, vous n'imaginez pas : c'est encore plus simple que dans les jeux vidéo.

Et je suis reparti.
Avec mon flingue, mes pruneaux, mon argent et la voiture de mon vendeur.

L'odeur des sièges cuirs m'a tout de suite plue. Le fait que cet abruti ne soit pas fumeur aussi. Voyez-vous, ma handballeuse et moi on ne fume pas. Ca nous arrive même de rire en pensant qu'on va être des parents intransigeants à ce sujet.

Il m'a fallu à peine une heure pour arriver à Paris. Encore vingt minutes et j'étais à la Défense.
Au siège du Conseil Général des Hauts de Seine
Un grand bâtiment, très beau, avec une façade en verre poli et le soleil qui se reflète dessus.
Avec ses portails de sécurité, ses policiers, et ses rayons X.
Une vraie passoire.
J'ai fait le tour et je suis passé par l'entrée des fournisseurs.
C'est bien connu, les terroristes passent toujours par la porte principale ; a quoi bon protéger ses arrières?

L'ascenseur m'a emmené en douceur au dernier étage.
Sur un air de Miles Davis, langoureux et sensuel.
J'avoue que j'ai été un peu contrarié parce que mon amoureuse trouve justement que "Miles Davis, ça fait musique d'ascenseur". C'est d'ailleurs un sujet d'engueulade entre nous. Un des rares, heureusement.

Au dernier étage Miles Davis a fait dring et les portes se sont ouvertes sur un joli couloir. Très large, avec une moquette aussi blanche que profonde. Vraiment très classe.

Très classe mais totalement désert. Bizarrement, il n'y avait personne. Dans un coin, un bureau attendait une secrétaire. La demoiselle était manifestement partie en vadrouille, comme les vigiles d'ailleurs qui brillaient par leur absence. Je n'ai donc pas hésité : je suis rentré directement dans le bureau du Président.
Et là je suis tombé devant Charles.
Charles Basqua, président du Conseil Général.

Vous le connaissez bien, Monsieur le Procureur… Et pour cause : Charles Basqua est le champion des non-lieux. Ancien ministre, ancien député, éternel élu. L'archétype français de la corruption passive. Un homme odieux, une ordure notoire. Son visage est fascinant tant il reflète sa nature vile et abjecte. Le symbole même d'une classe politique en pleine déréliction, d'un Etat en pleine déchéance. Le plus bel échantillon de tous ces gens qui ont perdu toute notion de responsabilité, de courage et d'honnêteté intellectuelle.

Je suis donc tombé devant Charles.
Adipeux et surpris.

Il n'y avait aucun doute dans mon esprit sur la façon de procéder.
Voyez-vous,
en matière artistique, la pureté et la simplicité m'ont toujours enthousiasmé. A mon sens, rien ne vaut une sculpture de Giacometti, ou une peinture de Rothko.

J'ai donc tiré en plein cœur. Deux fois, très vite.
Facile, je vous dis.
Et puis je suis ressorti.
Ni vu, ni connu.
J'avais plein d'autres créations artistiques à réaliser.
Ca m'a pris toute la journée.

C'était bieeeeeeen.

A ce stade de mon récit, je sens bien que je vous dois quelques explications afin de vous éviter des conclusions hâtives. Peut-être avez-vous déjà renoncé à chercher une rationalité dans mon propos et m'avez-vous déjà catalogué comme fou sanguinaire.

Mais c'est trop facile ! 
Laissez-moi vous donner quelques éléments…

Monsieur le Procureur, vous êtes le représentant de la société à la barre d'un procès et vous avez donc en vous une dimension philosophique intense, en perpétuel mouvement. Vous représentez les mœurs et l'esprit du moment, les us et les coutumes, toute la culture d'une époque. Certes, vous êtes un homme, mais un homme inféodé à la justice. Or, je voudrais que vous quittiez quelques instants les habits du juriste pour conserver seulement votre humanité.

S'il vous plait…

Vous n'avez jamais envisagé le meurtre comme un art, Monsieur le Procureur ?

Non, assurément non. Ce n'est pas ce qu'on vous apprend à l'Ecole Nationale de la Magistrature. On vous met même en garde contre ces théories fumeuses. On fait de vous un réactionnaire. Vous êtes comme tous ces hommes et toutes ces femmes A+ dans Le Meilleur des Mondes qui ne se posent pas de question sur le pourquoi et le comment de leur bonheur terrestre. Vous vivez, un point c'est tout.

Le meurtre comme un art, Monsieur le Procureur...

L'art est censé nous montrer des réalités que nous n'aurions jamais imaginé, des choses magnifiques que nous n'aurions jamais eu l'idée de concevoir... L'art offre à l'être humain une nouvelle vision de son existence, de son être, de son environnement. Il sert à lui ouvrir les yeux sur le monde en lui donnant un nouveau point de vue, une nouvelle façon de percevoir la réalité.

Or, vous le savez mieux que moi.. La vision que nous donne aujourd'hui les media de notre société est totalement déformée. On nous accable de mauvaises nouvelles parce qu'elles sont plus sexy que les bonnes. On nous inonde d'émissions de télévision nullissimes et de nouveaux produits toujours plus futiles. On applaudit à deux mains des lois qui cherchent un bouc émissaire payeur en lieu et place d'un responsable pauvre. Avez-vous remarqué comme le dédommagement de la victime prime sur la recherche de l'auteur du fait dommageable ?  C'est le règne de la victimisation et de l'avilissement. C'est intolérable. C'est inadmissible. C'est...
C'est pas bien.

Non, vraiment, c'est pas bien.
Du moins ça l'était.

Parce que j'ai voulu changer la donne. J'ai voulu éduquer la population. Par le biais de l'art.
N'était-ce pas glorieux comme projet ?

Là où vous condamnez mes crimes, j'encense mon acte pédagogique. Vous ne le savez pas, car je n'ai pas signé, mais j'ai tué des hommes aujourd'hui. Des corrompus, des parasites, des lâches...
Tous ces meurtres composent un tableau gigantesque, une toile démesurée, une œuvre monumentale et didactique.
Aujourd'hui, j'ai été un apôtre. Un apôtre violent de la bonne parole. Un apôtre intransigeant et intégriste de l'honnêteté, du sens de l'honneur et du panache. Un fossoyeur de la médiocrité, de la facilité et de la lâcheté. Avec mon acte, j'ai prêché un retour à la responsabilité, à l'audace, à la hargne. Cela fait trop longtemps maintenant que la société que vous représentez, Monsieur le Procureur, se prélasse dans l'immobilisme et la stagnation. Il faut briser tout cela. S'armer de courage. Aller de l'avant, avoir de l'allant. Lever les yeux au ciel pour y voir l'exemple, pour y voir mon amoureuse, souriante ; oui,  le sourire de l'ange.

De l'ange...
Avec toute sa grâce et sa pugnacité.
Avec tout son panache et sa beauté.
Mon amoureuse.

Voyez-vous, Monsieur le Procureur, je vous écris tout cela, rempli d'espoir… L'espoir d'être entendu et encensé… Mais il se pourrait bien que je reste un artiste incompris pendant de nombreuses années. Il se pourrait bien que personne ne comprenne le sens de mon œuvre. La population a été trop abêtie, trop anéantie, trop rincée par la pensée défaitiste des 30 dernières années. Elle a trop longtemps baissé les bras, elle a trop bien accepté la religion de la passivité : peut être n'est-elle plus sensible aux appels hérétiques d'un apôtre révolté.
Oui, un apôtre.

Vous me preniez peut-être pour un prophète ?

Mais non, Monsieur le Procureur, je ne suis pas un prophète, je suis un apôtre. Le prophète, c'était le Premier Homme, celui qui a voulu s'élever au dessus de son animalité pour faire quelque chose de grand et quitter les terrains malsains de la facilité bestiale. Moi je suis un apôtre. Je prêche la bonne parole. Mon amour de l'humanité est tellement fort que je pleure en vous écrivant, en pensant au sordide bourbier où elle s'est enlisée. Je pleure mais je veux croire que mon action a été efficace. Comme disait Aznavour, il faut toujours garder espoir, "même quand le meilleur s'est retiré et qu'il ne reste que le pire dans une vie bête à pleurer"

Même quand la meilleure s'est retirée.

Et maintenant,
Maintenant, que vais-je faire ?
J'avoue que mon idée initiale était d'assumer pleinement mes actes et de suivre logiquement mon éthique personnelle en allant me livrer aux forces de l'ordre au moment adéquat.
Mais à dire le vrai, plusieurs éléments viennent tempérer cette décision.

Tout d'abord, je ne sais pas du tout quand pourrait être ce moment adéquat. Ce soir? Demain soir ? Dans une semaine ? Un artiste est un éternel insatisfait, Monsieur le Procureur…Il y a toujours mieux à faire…  D'autant plus qu'il y a un autre problème…

Le problème voyez-vous, c'est que mon avocate va surement plaider l'accès de folie
Mais vous, Monsieur le Procureur, vous qui me lisez, vous savez bien que ce n'est pas le cas.

Mon avocate me fera passer pour un fou et elle insistera pour que je plaide non coupable.
Or, ceci est inacceptable Monsieur le Procureur.

Si je m'étais livré à vous, j'aurais listé mes crimes et assumé tous mes actes. J'aurais été cohérent avec mes propos et mon action, avec mon discours et mes créations.

Le problème, voyez vous, c'est que mon action ne se pose pas à mon sens dans une optique pénale. Je n'ai donc aucune raison de venir me livrer à vous. Non, elle ne se pose pas dans une optique pénale mais bel et bien dans une dimension artistique et prosélyte. Je propage une nouvelle religion, Monsieur le Procureur. Ou plutôt, je propage la Religion Initiale. Celle qui animait les Premiers Hommes, la croyance en quelque chose de meilleur. Celle qui vous pousse à vous battre et à vous relever. Cette religion avait disparu et moi je l'exhume. Dans cette optique, vous reconnaîtrez que me mettre en prison, c'est faire de moi un martyr. Or, je ne suis pas un martyr, je vous l'ai déjà dit : je suis un apôtre…

Des lors il ne me reste plus grand choix.

La fuite, Monsieur le Procureur, la fuite est la conséquence logique de celui qui ne veut pas être stigmatisé. D'aucuns diront, "qui se sent trop faible ou trop couard pour passer le reste de sa vie en prison". Je vous laisse seul juge Monsieur le Procureur et ça vous fera  surement du bien de vous autoriser cette liberté alors qu'on vous cantonne à la défense des interets publics. J'organise donc ma fuite  et le suicide en est l'expression la plus aboutie. Certes, le suicide est un moyen d'échapper à ses responsabilités... Mais n'oubliez pas une chose, Monsieur le Procureur. Comme on est déshonoré de ne pas pouvoir faire face auxdites responsabilités, on décide de mettre fin à ses jours car on estime qu'on n'est plus digne de rester en vie. Le suicide est à la fois un instrument et une fin en soi. Magique.

Vous me direz, c'est porter aux nues l'humanité que d'imaginer qu'on n'est plus digne de rester en vie parmi ses semblables. C'est imaginer que dans chaque homme ce sont la droiture, le panache et l'honnêteté intellectuelle qui guident les actions. C'est considérer qu'on n'a plus sa place parmi tous ces gens qui, eux, sont droits et intègres avec eux même. C'est poser sur un piédestal le genre et l'esprit humain. Or, bien sûr, la population est loin de cette attitude magnifique. Et vous me direz alors que toute ma logique s'effondre... Que je n'ai pas à quitter ce monde.

Au contraire !

Cela me donne une raison supplémentaire de mettre fin à mes jours. En partant, j'attire l'attention sur moi et sur mon œuvre. Je rappelle à l'humanité qu'elle est devenue obèse et paresseuse, grossière et adipeuse. Qu'elle n'est plus capable de prendre des risques, de faire un pas en avant vers l'inconnu. Par mon geste, j'incite la population à faire preuve d'un peu plus de responsabilité et de dignité. D'ailleurs, je lui lègue  toute mon œuvre artistique pour mieux la guider. C'est gentil, non, vous ne trouvez pas ?

D'ailleurs, vous ne voulez pas venir avec moi ?
Réfléchissez, Monsieur le Procureur.
Vous ne voulez pas quitter le néant connu de notre société actuelle pour le néant inconnu d'une mort violente ?

Non ?
Bien sûr que non…

Dans ce cas,
Et sur ces entrefaites…

Oui, sur ces entrefaites, je vous laisse Monsieur le Procureur.
Et vous remercie de l'attention que vous avez porté à mon propos.

En ce qui concerne mon autoportrait, je vous donne quelques précisions car je pense que cela peut intéresser l'officier ministériel qui sommeillait en vous depuis quelques minutes.
Je pense que je vais être encore une fois très sobre.
J'ai décidé que j'allais vous faire un Nocturne.
Sous la Lune, dans quelques minutes, une fois cette lettre postée.

Il y a, à quelques kilomètres d'ici, un virage qu'on ne peut pas passer à plus de 70 kilomètres/heures sans traverser irrémédiablement la barrière et se retrouver, après un merveilleux vol plané, à 50 mètres en contrebas, dans un trou de verdure où chante une rivière…

Ca a un petit coté "Thelma & Louise" qui me plait bien.

D'ailleurs mon amoureuse aime beaucoup ce film.
Bien entendu, il est hors de question que je prenne ce virage à moins de 140.

 
Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /2009 00:00
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Edito

 

Noveumbeur, Two sah'zeunde nahine,

- Une réflexion qui monopolise encore toute mon attention :
la Lettre aux Rêveurs Impénitents
- Au Nom de la Prose qui suit son cours

- Et sinon,

Honorables recruteurs,

égarés en ces lieux,
je cherche un emploi et
Mon CV vous tend les bras !
(domaine : communication stratégique)

Mais encore...

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