Ca aurait pu être une suite à la devise de Coubertin...
J'en parlais avec mon kiné à Reims il y a un an.
Le bonhomme est taillé comme un bucheron, et c'est avec une "exigeante délicatesse" qu'il soigne ses patients. C'est le kiné attiré des membres des équipes de sup de co et...
Bref.
Il court.
Oh oui, il court il court le kiné.
Marathon et semi marathon.
On a donc parlé de tout ça.
De nos sensations, de notre engouement, de nos pensées : la Solitude du Coureur de Fond.
Au delà du plaisir physique de courir, il y a un autre chose.
Vient un moment où les pensées virevoltent, un moment où on est terriblement bien dans l'effort...
Attention ! Je ne parle pas de l'endorphine qui vient après !
Je parle de cette sérénité qu'on peut avoir à courir avec un grand vide en soi, un moment tellement apaisant pour oublier les aléas de la vie... Et puis il y a toujours cette volonté de se
dépasser, sans qu'il y ait d'enjeu ou de raison pour légitimer cette décision, sans qu'un prof ou un père ou un boss soit là pour juger et jauger. Simplement parce qu'on a envie de faire l'effort,
envie d'être meilleur, d'avoir une fatigue "légitime" à la fin parce qu'on aura repoussé ses limites.
N'est-ce pas cette logique qui a fait avancer l'humanité ? Cet effort ?
Rien que d'écrire ça, je me dis que je serai un père intransigeant et odieux avec mes gosses !
Pierre-Olivier LEROY