Pour comprendre mon propos, il faut savoir que j'ai écrit cette bafouille après l'accident, le coma, Garches : vision moins ingénue mais plus hédoniste qu'avant...

Chers condisciples,
vous ne lirez surement jamais cette diatribe car sur le web les écrits volent au même rythme que les paroles. C'est un acte gratuit et pourtant je l'écris surtout pour vous cette bafouille...

Chers compagnons de compta,
partenaires de marketing,
esclaves de groupes de travail,
coreligionnaires de réussite sociale,



Je suis persuadé que la direction de notre Business Cool bien aimée devrait rendre obligatoire la lecture de l'Homme qui Voulait Vivre Sa Vie. Oui, c'est un livre à faire lire à tous les jeunes diplômés d'école de commerce. Ceux qui vont grossir les rangs desmarketeux chez L'Oreal ou des auditeurs chez Price. Deux ou trois ans à faire une activité détestable mais, après ça, la garantie d'être embauché par une autre boite grâce au label précédent.

D'un autre coté, si notre Business Cool imposait cette lecture, elle se tirerait une balle dans le pied, c'est vrai.

Une école de commerce est avant tout une usine à form(at)er des cadres sup et elle a besoin de la renommée de ces anciens élèves pour justifier les tarifs exorbitants de ses chers enseignements. Oui ceux là même qui font de nous, à la sortie, des Hauts Potentiels...

Pourtant, chers condisciples en un seul mot, n'avez vous pas remarqué cette réalité pour le moins étrange et qui me fait frémir..?
Mais si...
Allez je vous cite quelques noms.
Boris Vian il y a 50 ans,
Antoine il y a 30 ans,
Yann Moix,
les frères Moutin et leur pianiste Pierre de Betheman,

entre autres...
Tous diplômés d'une grande école.

Vous allez me dire que ce sont des épiphénomènes.
Certes.
Mais c'est surtout symptomatique d'une vérité d'aujourd'hui.
"Fais de bonnes études pour être sûr d'avoir un bon boulot et ta passion passera après".
Combien de parents traumatisés par les chiffres du chômage ont tenu un tel discours ?
Regardez François Pinaut qui passe 3 heures par jour à son piano comme pour rattraper le temps perdu...

Pragmatisme, certes.
Mais pragmatisme qui me semble inhumain.

En effet, ce choix est bon pour quelqu'un qui a démontré dès le départ qu'il n'avait pas les qualités pour percer dans ce qui lui plait vraiment...
Mais combien de musiciennes émérites,
combien de sculpteurs doués,
de peintres talentueux,
combien donc ont préféré prendre la voie de secours, celle des études "conventionnelles" au lieu de chercher à aller plus loin de faire des efforts pour faire de leurs rêves une réalité,
et être heureux de se lever le matin.
Il vaut mieux avoir des remords que des regrets...

Spéciale dédicace à celles et ceux

qui ont des doutes,
qui ont le talent pour et sont en avance sur leur temps,
qui ont cru en leurs capacités,
qui ont bossé comme des chiens pour réussir dans ce qu'ils aiment,
qui ont franchi le pas...
Pierre-Olivier LEROY
Vendredi 17 novembre 2000 5 17 /11 /2000 01:35
- Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Edito

 

Martche, Two sah'zeunde tène,

- Une réflexion qui monopolise encore toute mon attention :
la Lettre aux Rêveurs Impénitents
- Au Nom de la Prose qui suit son cours

- Et sinon,

Honorables recruteurs,

égarés en ces lieux,
je cherche un emploi et
Mon CV vous tend les bras !


Mais encore...

Les articles écrits sur
My RMS ou RMS4U

et mon cafteur préféré...

Geo Visitors Map

flux RSS

  • Flux RSS des articles

Viadeo

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés