Perso

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Dans ma quête éternelle du grand t'amour, j'ai décidé d'affiner mes techniques de séduction. C'est ce qu'on appelle la formation continue.


J'avais donc rendez vous, hier soir, avec mon maître à penser, mon précepteur, qui était de passage à Paris pour un congrès international.
C'est comme ça que je me suis retrouvé, à 19h00, au bar du Crillon.

J'ai eu un peu de mal à y accéder car un grand nombre de participants sont arrivés à ce moment là et ils se sont agglutinés dans le hall... Eh oui, l'hotel avait loué les services d'un chanteur pour les accueillir,

"Love, exciting and new, come aboard, we're expecting youuuuu !"

Au bout de 10 minutes, Nicky m 'a enfin rejoint, avec sa nonchalance habituelle. Il attirait tous les regards des femmes ;  il n'avait pas changé...
On a donc commencé à discuter de choses et d'autres, et il s'est fichu de moi en voyant ma veste de tweed et ma chemise à carreaux bleutée. Il m'a d'ailleurs donné un truc qu'il utilisait, à l'époque...


" En fait, sur les tournages, j'avais au moins 10 ou 12 tee shirt pour chaque épisode et une douche à proximité. Comme ça, quand j'arrivais avec ma sirène, pour arrêter les méchants et emballer la belle gosse, j'étais toujours nickel larsen !"

Oui, son humour est toujours aussi subtil.

Je me suis empressé de noter le truc sur mon carnet : "ne pas sentir le rat crevé" (j'y avais pas du tout pensé en plus)
Et il a enchainé sur d'autres anecdotes riches de savoir-faire et de techniques magiques,

Mon héros.


En y réfléchissant, ce soir, je me rends compte que, ce que je devais retenir de tout son discours, c'est le fait que, tout comme Mickael Knight ou Magnum, il avait toujours un respect immense pour ses jolies partenaires... de tournage. Toujours une attitude chevaleresque sans se soucier de la vilénie du monde qui l'entourait.

Ca me fait penser à un détail...

Un détail qui a été évoqué par un tiers.

Je m'explique...

A un moment de la soirée, assis dans un fauteuil à coté de nous, J.R Ewing a levé les yeux du Financial Times et nous a dit :
"Well, chez nous la séduction c'est un savoir faire, une trademark ; c'est la classe à Dallas. Un univers impitoyable."


Une sentence lachée tel un soleil implacable,

Puis, il s'est replongé dans ses chiffres "oil market" pendant que Nicky rebondissait, furibond !
"Ne l'écoute pas P-O ! Personne dans le monde ne marche du même pas ! Et même si la Terre est ronde, on ne se rencontre pas ! Ce qui compte dans la vie c'est le bonheur : chacun de nous le trouve à son heure ! Si tu veux le partager alors c'est gagné : n'attends pas demain, ici tout va pour le mieux ! On pourra tous être heureux ! "

Et il a rajouté, avec un air très sérieux,

"Il faut mieux jouer au tombeur que jouer au catcheur ! Etre l'homme qui tombe à pic, avoir sa vie entre les mains... Et si tu prends des risques ce n'est jamais, jamais, en vain ! L'amour pour mieux risquer, le risque pour s'aimer. Comme un nouveau chevalier au grand cœur et qui n'a jamais peur de rien, être un peu rêveur et rieur et gagner toujours à la fin..."

Quel bon tuyau !
Bien entendu, j'ai tout noté scrupuleusement. "Chevalier", "rieur", "à la fin"...
En fait, on a discuté pendant deux heures et je n'ai pas vu le temps passer !


Pour autant, il y a toujours un moment où il faut savoir s'envoler…
Alors, avant de partir, il faudra bien te couvrir, j'ai essayé de lui faire comprendre, de manière diplomate, que je devais tracer mon chemin, user de ses conseils mais sans suivre ses pas.

Il m'a félicité !

Quand je lui ai dit que, si j'avais bien assimilé tout son enseignement,  j'allais maintenant, je me cite, "voler de mes propres ailes pour aller vers celles qui sauraient trouver l'étincelle pour mettre dans ma vie un peu de - fleur de - sel. Et notamment une demoiselle, insolite et singulière, iconoclaste, primesautière, un peu timide en son armure mais qui après quelques murmures, se lâche, soit une drogue dure, oui une femme, belle et rebelle, qui me donne envie chaque jour, d'être meilleur, oui par amour"...

Eh bien, à ce moment là, j'ai vu ses yeux briller.
Il a posé sa main sur mon épaule et il m'a dit le plus beau compliment qui soit :

"On dirait du Bernard Minet".

Emotion incroyable au Crillon ce soir là.
Je me suis alors levé, bien décidé à appliquer mes choix, avec la première femme venue.

Mais ça n'a pas marché.
D'accord, j'ai quand même bien fait rigoler Alexia Tam et Quentin quand je me suis pris un gros zef de Cylia.
Mais bon...

Comme me l'a dit un des participants du congrès qui passait en soupirant :

"C'est vraiment trop injuste..."

 

 

 

 

 


 











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